UCB Mons - le Roeulx : Réhabilitation de la zone D

SPAQuE a entrepris, en février 2015, la réhabilitation de la zone D du site UCB situé sur les territoires des Villes de Mons et de Le Roeulx. Le chantier s'est terminé en septembre 2015.


Pour plus d’informations sur le site et sur les différentes étapes de ce chantier, vous pouvez consulter la page News ou la fiche site UCB.


D’une superficie de 25,28 hectares, le site UCB a connu aux 19ème et 20ème siècles une activité de cokerie à laquelle a succédé, dès 1920, de l’industrie chimique. La zone D, sur laquelle SPAQuE intervient aujourd’hui, dépendait directement de la cokerie. C’est ainsi que les investigations des sols ont permis d’y établir la présence d’une importante pollution en goudrons acides (pH de 1 à 3,8).


 

Le goudron étant le premier sous-produit de la cokéfaction, ces goudrons proviennent donc directement de l’activité de l’ancienne cokerie : ils contiennent des BTEX, des HAP et HAM, du naphtalène, des phénols, des métaux lourds et du souffre.

La spécificité de ces goudrons très pollués a nécessité la mise en place d’une technique particulière pour assainir cette zone. Les terres polluées y sont mixées à l’aide d’un engin spécifique tandis qu’on y injecte de la chaux de façon à neutraliser les goudrons acides. Des analyses des terres sont effectuées jusqu’à ce que leur neutralisation soit assurée.

A ce moment, les terres polluées peuvent être excavées et transportées directement dans un centre de stockage sécurisé à Grimbergen. De là, ces terres sont envoyées, par petits lots, vers des centres de traitement agréés spécialisés en Hollande et en Allemagne. Leur évacuation au départ du site UCB s’effectue par camions bâchés selon un itinéraire agréé par la Ville de Le Roeulx.

Des mesures de sécurité très strictes sont d’application sur le chantier :

  • une buse d’extraction de l’air est placée sur la zone de travail. L’air ainsi aspiré est traité dans un filtre à charbon actif. Des brumisateurs mobiles sont placés près de la zone d’excavation tandis que d’autres sont fixés sur les barrières entourant la zone  de travail,
  • l’air est mesuré avec des détecteurs PID en temps réel. Il s’agit de détecteurs à photo-ionisation qui permettent de détecter les Composés organiques volatils (COV). Le PID mesure ainsi les valeurs de certains composants gazeux prédéterminés,
  • si le seuil d’alerte est dépassé :
        - le chantier est arrêté et des mesures sont prises : épandage d’une épaisseur de mousse spéciale sur les
          excavations et analyses d’air,
        - si le problème persiste : mise en service d’une unité d’éolage (pulsation de l’air à la verticale jusqu’à au
          moins 100m de haut),
  • des balises fixes de détection des gaz sont également mises en place qui mesurent en permanence certains paramètres des gaz ambiants. Une analyse hebdomadaire des données est effectuée.

 

Pour toute information :


Claudia Neculau, SPAQuE, ingénieur gestionnaire de chantier : 0471 90 44 68

André Belboom, SPAQuE, conducteur de chantier : 0494 57 94 65

Jean-Frédérick Deliège, SPAQuE, porte-parole : 0494 57 94 18

 

 

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